Edito 
 
 
 
 

Ars sur Formans

 

 

Départ du Père Antoine Hardy.










28 août 2010 - Clin d’œil au spectacle « Le Curé d’Ars, un veilleur au cœur de son village. »



29 août 2010 - Messe

Extrait de l’homélie du Père Hardy :

Aujourd’hui, vous l’imaginez bien, bien des pensées se bousculent dans mon cœur. D’abord d’avoir conscience de mes limites, de ce qui aurait dû être et n’a pas été. Le prêtre ayant, en principe, tout donné, vous êtes en droit de tout attendre du prêtre. Mais comme le Christ est en droit de tout attendre de chacun de nous, puisque Lui, le premier a tout donné pour nous. Voilà donc notre terrain de conversion à vous et à moi.
Vous dire aussi ma joie d’être prêtre et d’avoir été votre curé. Le cœur du prêtre est dans un perpétuel vas-et-viens entre Dieu et les brebis qui lui sont confiées. Voilà sa joie. Les deux pôles ne sont évidemment pas équivalents. C’est parce que le Curé d’Ars s’est établi dans le Cœur à cœur avec Dieu qu’il y a attiré les paroissiens.
Les pasteurs changent. Un prêtre passe. Un autre arrive. Ils sont différents les uns des autres. Mais le Christ demeure, et c’est toujours le même Seigneur. Lui reste présent. Toujours. Votre vie, ce n’est pas le prêtre, c’est le Christ.
Je vous quitte forcément différent de ce que j’étais en arrivant il y a 5 ans, car vous m’avez façonné. J’en rends grâce à Dieu et à vous ! Les liens créés subsistent. L’attachement demeure et il a même grandi au long des années.

Il me reste à vous demander pardon pour ces homélies souvent trop longues, ce qui englobe celle d’aujourd’hui…

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Homélie "en entier"




Mot du Père Vincent Siret, à la fin de la messe :

Le Père Philippe Caratgé, vicaire épiscopal et Modérateur de la Société Jean-Marie Vianney, empêché aujourd’hui d’être parmi nous, m’a demandé de le représenter à l’occasion de cette messe qui nous a rassemblés pour marquer le départ du P. Antoine Hardy. Je le fais bien volontiers non seulement au titre de la fonction mais surtout de l’amitié sacerdotale qui nous unit et aussi au titre de notre proximité en âge et en années de ministère ! Bien sûr, nous avons rendu grâces à Dieu des années de ministère du P. Hardy parmi nous, ici à Ars.
Ars, dans le paysage ecclésial français, est certainement une paroisse parmi bien d’autres, bien vivante ; nous savons bien cependant que, du fait de l’histoire et de son illustre pasteur, elle est devenu une paroisse hors norme. Etre curé à Ars est une grâce et une exigence tout à la fois. Cher Antoine, tu as rempli cette mission de curé avec un engagement décidé, une bonne humeur communicative, à la fois bon enfant et non dénuée d’espièglerie, des initiatives pastorales auprès des familles, de la catéchèse et de la vie paroissiale, en faveur de l’adoration… Il n’appartient à personne, ni à nous, ni à toi, sinon à Dieu d’évaluer ces années passées ici pendant lesquelles l’humble ouvrier a travaillé dans la vigne du Seigneur – il faut avouer que celle du beaujolais qu’on aperçoit depuis Ars est quand même bien différente de la vigne de Montmartre ! ; nous voulons rendre grâces pour ce qui a été vécu et en confier la fructification à l’Esprit Saint lui-même. Le ministère d’un prêtre est comparable à un iceberg. On ne voit jamais que les dix pour cent émergé et on ne doit pas oublier les quatre-vingt dix pour cent immergé qui ne se voient pas.
Aux prêtres de la Société Jean-Marie Vianney, un frère a été donné, ici au presbytère d’Ars et dans ta présence et dans les responsabilités que tu as exercées. Au titre du séminaire, je pense à ce cours sur la Pastorale du Curé d’Ars. Cette fraternité vécue au quotidien est une vraie source de fécondité et de dynamisme sur le chemin de la sainteté. Là non plus nous n’avons pas d’appareils qui permettent de mesurer nos progrès en sainteté… Les moyens simples que nous prenons dans notre fraternité nous aident à plus de radicalité en approfondissant notre désir missionnaire.
Un départ n’est pas une fin mais plutôt l’occasion d’une transition et d’un renouveau. Tu vas rejoindre Paris. Nous avons aussi le goût de prier aussi pour la fécondité de ton ministère à venir car nous ne doutons pas de la fidélité du Seigneur qui passe à travers les actes de notre ministère. « Là où les Saints passent, disait ton saint prédécesseur, Dieu passe avec eux » et il affirmait en même temps la place irremplaçable du prêtre dans nos communautés puisqu’il agit au nom de Dieu, du Christ, Tête et Pasteur de son Eglise. Marquer ce départ, même s’il y a un peu de tristesse dans le cœur, est le moment de nous rappeler ce qu’est un curé, de prier pour celui que le Seigneur nous a donné pendant un temps et aussi,… pour celui qui va arriver bientôt. Gardons-nous les uns les autres dans la prière.


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