Edito 
 
 
 
 

Ars sur Formans

 

 

FIORETTI DE ROME…

Du 2 au 6 avril dernier, s’est tenu à Rome le 1er congrès mondial de la Miséricorde, tellement souhaité par notre regretté Pape Jean-Paul II. Une petite délégation d’Ars a eu la chance d’y participer.
Le congrès a été introduit par une messe en mémoire de Jean- Paul II, dite Place St Pierre par le Pape Benoît XVI. Celui-ci a rappelé l’intuition profonde qu’a eue Jean-Paul II en plaçant la Miséricorde au cœur de son pontificat.
Déjà, jeune ouvrier et séminariste clandestin pendant l’occupation nazie, Karol passait chaque jour devant le monastère de Sœur Faustine. Qui aurait prédit que ce jeune homme, devenu Pape, ferait d’elle la 1ère sainte du IIIème millénaire ?
En 2002, lors de sa dernière visite en Pologne, il dit : « Combien y a-t-il besoin de la Miséricorde dans notre monde ! La grâce de la Miséricorde est nécessaire pour apaiser les esprits et les cœurs, pour que chaque injustice du monde trouve son terme dans la splendeur de la Vérité… Que le message de la Miséricorde atteigne chacun pour lui apporter l’Espérance, pour allumer l’étincelle de la grâce de Dieu. Soyez des témoins de la Miséricorde ! »
Sœur Faustine, petite religieuse polonaise, a été le relais choisi par Jésus pour transmettre et insister sur la puissance de la Divine Miséricorde auprès du monde, par l’intermédiaire de Jean-Paul II : « Le message de la Divine Miséricorde m’a toujours été très doux et très proche. »
Pendant ce congrès, lors des différentes conférences et des nombreux témoignages, certaines phrases nous ont interpellées, marquées. Nous vous en livrons quelques-unes :
Le Cardinal Backis, archevêque de Vilnius (Lituanie) : « La Miséricorde Divine, incarnée en Jésus, rétablit l’équilibre, la paix dans le monde, en commençant par le petit monde qui est notre propre cœur. »
Le Cardinal Barbarin, archevêque de Lyon, très impliqué, dans son diocèse, dans le dialogue islamo-chrétien, confie que la prière préférée du chef de la communauté musulmane lyonnaise est : « pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés » et rappelle que, parmi les 99 noms de Dieu figurant dans le Coran, « Le Très Miséricordieux » en est un répété 17 fois par jour !
Le Père Daniel-Ange cite le chapelet à la Miséricorde Divine, dicté par Jésus à Ste Faustine : « Par sa douloureuse Passion, sois miséricordieux pour nous et pour le monde entier » et ajoute : « la Miséricorde de Dieu est pour tous, quelle que soit sa religion, sa race, son ethnie ; tous nous sommes dans son cœur, alors pourquoi se dire étrangers ? » Et de raconter la confidence d’une jeune musulmane de 12 ans : « Je ne peux m’empêcher de pleurer, lorsque je vois Jésus sur la croix ! »
Tugdual Derville, président de l’ « Alliance pour les droits de la vie », nous a livré son témoignage sur la soif de Miséricorde éprouvée par ceux qui ont porté atteinte à la vie. « Il faut donc aujourd’hui des missionnaires de la Miséricorde pour être les nouveaux témoins de la vie. Seule la Miséricorde Divine peut apporter guérison et consolation, chez les croyants comme chez les non–croyants. Seule elle peut enrayer l’engrenage de la mort. Seule elle fait la vérité sur la gravité et la responsabilité des actes de chacun par rapport au respect de la vie. »
Jean-Paul II disait « Rien n’est perdu, le lien d’amour est intact dans la Miséricorde. »
Mgr Bagnard, Evêque de Belley-Ars, nous a raconté la vie de St Jean-Marie Vianney, qui passait tant d’heures au confessionnal, « prolongeant ainsi l’action du Christ dans son œuvre de guérison ». Le Saint Curé d’Ars disait avoir une sainte horreur du péché, mais l’amour du pécheur, et Mgr Bagnard de souligner la délicatesse de St J -M Vianney, lorsqu’il fit percer une porte discrète dans son église, pour que les « grands pécheurs » osent y entrer sans se faire voir afin de se confesser.
Mgr Léonard, évêque de Namur, rapproche l’eau de la Divine Miséricorde de celle qui a coulé de la dernière plaie au côté droit du Christ et nous dit qu’elle est cette source qui assainit, irrigue et guérit le cœur de l’homme.
« De retour à la vie », comédie musicale présentée par une communauté de jeunes Brésiliens, était un spectacle touchant car il montrait la mère de l’enfant prodigue, attendant elle aussi le retour de son fils. Cela rappelait que « Miséricorde » signifie en hébreu « les entrailles maternelles de Dieu ».
La dernière journée fut marquée par le témoignage d’une Rwandaise, Immaculée Ilibagiza, protégée dès le début du génocide par le Pasteur du village, qui la cacha ainsi que d’autres femmes Tutsi dans un petit cabinet de toilette. Elle y passa 3 mois, priant sans cesse pour ne pas être découverte. A sa sortie, elle eut la certitude qu’elle devait pardonner inconditionnellement au meurtrier de sa famille.
Le congrès fut clôturé par une veillée Place Navone, où le Saint Sacrement fut acclamé joyeusement par la foule, avant d’être adoré dans un silence impressionnant. Les jeunes de la communauté du Cénacle, fondée par Sœur Elvira, témoignaient, par leur joie et leur ferveur, de la puissance de l’Amour du Père dans leur vie, eux qui avaient connu l’enfer de la drogue et de l’alcool. Ce congrès, soyons-en sûrs, a allumé l’étincelle d’un grand feu qui se propagera dans le monde entier…

Isabelle de Framond, Agnès Vincent.


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