Edito 
 
 

Montmerle

 

 

Fête de la Saint Valentin

L’origine de la fête.

Nous sommes le 22 mars 268 après Jésus-Christ, la paix romaine commence à être sérieusement secouée par les luttes intestines qui, des peuples gaulois, sont passées aux légions romaines. Tout le monde se méfie de tout le monde, chacun cherche à sauver sa peau, son trône ou ses frontières. Ce qui n’empêche pas les oiseaux de célébrer le printemps. Et ce jour-là, Milan est en liesse pour la proclamation du nouvel empereur de Rome, Marius Aurelius Valerius Claudius Augustus Gothicus : Claude II pour les amis, Claude le Cruel pour les autres.

Le vaillant général, étrennant ses lauriers neufs, perpétue l’édit de persécution des chrétiens. Mais en premier lieu, tous les soldats sont invités à manifester leur patriotisme en restant célibataires, car il est bien connu que les femmes sont de grandes perturbatrices et que la guerre est une affaire trop sérieuse pour autoriser la gaudriole. D’autre part et sous peine de mort, les citoyens doivent offrir un sacrifice aux dieux tutélaires (Jupiter, Diane, Lupercus, Junon…). Quelques chrétiens, refusant cette concession à l’idolâtrie, connaissent la fin glorieuse des martyrs.

Valentin, vieux sage et thaumaturge « agrée », pratique paisiblement sa foi malgré l’interdiction. En outre, il bafoue l’oukase impérial en mariant les jeunes gens à tour de bras. Sa réputation vient aux oreilles du nouvel empereur, pourtant déjà très occupé à bouter le Barbare, et plus particulièrement le Goth qui ravage périodiquement les régions du Danube. Le prêtre est arrêté, amené devant le souverain et une conversation s’engage entre les deux hommes. Claudius manque de se laisser convaincre par Valentin, qui se révèle fin prosélyte. Mais le réalisme politique revenant au galop, le chef se reprend et abandonne finalement Valentin aux mains du préfet Calpurnius, qui refilera l’encombrant colis à un juge.

Pas rancunier, le prisonnier accomplit un miracle en rendant la vue à la fille de son hôte, contre conversion de toute la maisonnée. Cette fois, Claudius II se fâche et, ayant fait arrêter les nouveaux baptisés, les condamne aux pires tourments. Un traitement spécial attend Valentin. Il est enfermé dans une haute tour et flagellé en attendant sa décapitation.

Le martyr est exécuté le 14 février 269. Claudius II succombe à la peste six mois plus tard. Ironie de l’histoire, c’est saint Valentin qui est invoqué pour être protégé de l’epilepsie, des évanouissements… et de la peste. Il est devenu le patron des Amoureux en 1496, sur décision du pape Alexandre VI.


Dans la même rubrique :
- En attente d’article...
- SAINT VALENTIN
- Saint Sébastien : le patron des archers
- SAINTE ANNEE 2011
- Testament spirituel de Christian de Chergé « Quand un à-Dieu s’envisage... »
- PREMIER ANNIVERSAIRE !
- « Mon Eglise, je l’aime…je donne au Denier ! »
- L’ÂNE.
- Dieu veut vivre parmi nous
- Préparez le chemin du Seigneur !


Imprimer l'article
 

 

  Webmaster
Accès administration
Mentions légales
Evêché de Belley-Ars
31, rue Docteur Nodet - BP 154 - 01004 - Bourg-en-Bresse Cedex - n° tel évêché 04 74 32 86 32
Conception-Réalisation DSFI SARL