Le Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité ! Cette certitude de notre foi est le fondement de notre espérance, cela doit venir changer notre regard, cela doit venir changer notre cœur.
Ayons, plus que jamais, le désir d’approfondir notre foi, le désir de la raviver, laissons-nous rejoindre par Celui qui est vivant et laissons-nous guider par son Esprit : "Je suis avec vous pour toujours, jusqu’à la fin du monde " (Mt 28,20). Christ est ressuscité, il est vivant. Ne doutons pas de sa présence et sachons lui confier tout ce que nous vivons : nos joies, nos peines, nos responsabilités familiales, sociales, professionnelles et nos projets. Allons aussi à sa rencontre par la prière, l’écoute de la Parole et par les sacrements. Redécouvrons la richesse et la grandeur de ses dons particulièrement dans les sacrements de la réconciliation et de l’Eucharistie.
Accueillons en nous sa lumière et rayonnons-la autour de nous. Devenons des témoins de sa Présence parmi nous en aimant comme lui-même nous a aimés : " sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout" » (Jn 13,1) .
Lors de la semaine Sainte, nous avons fait également mémoire de la cène du Seigneur, mémoire des gestes que Jésus a posés, mémoire des paroles qu’il a prononcées au cours du dernier repas avec ses disciples : le pain rompu et partagé, la coupe offerte à tous, le lavement des pieds. Ces gestes et ces paroles manifestent son amour pour tous les hommes, et cet amour dont nous sommes aimés, nous avons à le vivre les uns envers les autres. Le propos que Jésus tient à ses disciples après le lavement des pieds s’adresse à nous aujourd’hui : " c’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous " (Jn 13,15)
Ayons dans le cœur un désir profond de nous convertir, et demeurons, par notre foi, dans la joie de Pâques : « il est bon de penser que le dernier mot de l’histoire n’est pas à la souffrance, à la mort, à l’iniquité du Vendredi Saint mais à la lumière et à la résurrection du matin de Pâques. L’amour est plus fort que la haine et que la mort. » (Cardinal Journet)