Edito 
 
 
 
 

Ars sur Formans

 

 

« Il leur confia ses biens »

Thérèse de l’Enfant Jésus encore enfant s’étonnait et s’offusquait de ce que les saints n’étaient pas tous des grands saints ! Astucieusement sa sœur remplit d’eau plusieurs verres de différente capacité et lui fit découvrir que l’essentiel de la sainteté consiste à se laisser remplir de Dieu. Que nos capacités ne soient pas les mêmes est secondaire. Tout comme sont secondaires la taille, le poids, la couleur de la peau … de chacun d’entre nous.

Bien sûr on peut aimer les prairies et les champs qui à perte de vue sont identiquement travaillés, au risque d’une inévitable monotonie. Les prairies de montagne offrent la diversité, l’inattendu des couleurs et des senteurs. Apparemment, ne serait-ce que dans la création, Dieu semble préférer la diversité. Quelle monotonie si nous étions tous semblables.

L’essentiel est donc bien le don que Dieu nous fait de lui-même et de ses biens. A commencer par son image inscrite au plus profond de nos cœurs dès le premier instant de notre vie ; cette image sans cesse ternie par le péché et sans cesse restaurée par l’amour miséricordieux du Christ rédempteur ; cette image sanctifiée, ravivée, déployée par la grâce de l’Esprit Saint. Ne nous y trompons pas ; ce sont ces biens que Dieu nous confie et qui doivent imprégner chacune des étapes de notre vie. D’où la nécessité de notre participation libre à ce travail de Dieu en nous. « Dieu qui nous a créés sans nous ne veut pas nous sauver sans nous » dit St Augustin.

Notons bien que dans l’évangile des talents, Jésus ne se contente pas de nous inviter à développer des talents humains. C’est méconnaître le sens profond de ce passage évangélique que de le limiter à cet aspect humain. N’oublions pas d’ailleurs qu’un être apparemment démuni de capacités, de talents humains peut être en parfaite harmonie avec la grâce de Dieu ! La santé physique n’est pas indispensable à la sainteté. Elle peut même devenir obstacle. Ce que Dieu ne veut pas de nous, c’est la paresse, le repli sur nous, la tentation de justifier notre paresse en accusant les circonstances, les liens, le temps, ceux qui nous entourent. Et dans la mesure où nous persistons dans une apathie spirituelle, nous laissons s’amenuiser les biens que Dieu nous a confiés au point de nous retrouver les mains et le cœur vide devant Dieu et devant nos frères. Cette apathie ce sont toutes les fautes d’omission dont nous ne soupçonnons peut-être pas assez les conséquences dans notre vie chrétienne. Jésus nous ouvrira les yeux dans l’Evangile de la prochaine fête du Christ-Roi.

« Seigneur, apprends-moi à ne pas me préoccuper d’abord de mes talents humains. Accorde-moi de ne pas gaspiller les biens et la confiance que tu mets en moi ».

Père René LAVAUR


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