Edito 
 
 
 
 

Ars sur Formans

 

 

Paroisse de Savigneux.

Eglise St-Laurent.


Localité connue depuis le Ve siècle de notre ère sous les noms de : Sarbiniacum, Salviniacum, Savigniacum, Savignei (934), Parrochia Savignaco (973), Salvenacum, Savigne, Savigneu et enfin Savigneux.

En l’an 499 se tint à Savigneux une conférence épiscopale réunie à la demande de Gondebaud, Roi des Burgondes.

Plus tard, en 934, Hugues, Roi d’Italie, et Lothaire, son fils, donnèrent le village et ses habitants à l’Abbaye de Cluny fondée en 910. Cette donation fut d’ailleurs confirmée par plusieurs souverains et papes du Xe au XIIe siècle. Elle est sans doute à l’origine de la fondation à Savigneux du prieuré de Monberthoud qui étendit sa juridiction sur de nombreuses paroisses dombistes et bressanes.

L’église de Savigneux, placée sous le vocable de Saint-Laurent, remonte au XIIe siècle et fait partie des encore nombreuses églises romanes de la Dombes.

De l’extérieur, on remarque d’abord un auvent couvert appelé "galonnière", ensuite la nef unique, la travée de chœur et l’abside. Le clocher est maintenant séparé de l’église.

Autrefois (jusqu’en 1925), le cimetière était installé en avant et de part et d’autre de l’entrée de l’église ; il fut ensuite agrandi au-delà de l’abside avant d’être transféré en son emplacement actuel à l’entrée Ouest du village.

Galonnière - couverte d’un toit à trois pans dont la charpente est supportée par quatre piliers de bois de chêne reposant sur des dés de pierre en forme de tronc de pyramide. Certains offices devaient être célébrés en plein air sous l’abri de la galonnière. En plus du bénitier traditionnel encastré dans le mur de droite, il y avait souvent à gauche un pupitre de pierre qui n’existe pas à Savigneux.

Une datation "dendrochronologique" a permis de dater les bois utilisés pour la charpente de 1488 et 1517. La galonnière est donc postérieure à l’église du XIIe siècle.

A la partie supérieure des piliers de bois sont figurés des masques sculptés d’humains ou d’animaux.

Eglise - On y pénètre par un portail roman qui a perdu son tympan (remplacé maintenant par un vitrail) mais conservé ses colonnes aux chapiteaux ornés de deux étages de feuilles d’eau à gauche et à droite, de grands limbes terminés aux angles par trois petits lobes recourbés.

La nef est unique comme dans la plupart des églises romanes de la Dombes. Ses murs sont bâtis en maçonnerie de galets hourdés au mortier de chaux et terre. Elle est couverte par une charpente en chêne datée de 1173 (la charpente est donc d’origine romane) et de certains éléments de 1487. Lors des récents travaux de restauration, la charpente d’origine a été remise à jour, car la nef était précédemment habillée d’un faux plafond en bois, comme en beaucoup d’églises de la région.

La nef a comme dimensions 15 m x 8 m.

La travée de chœur voûtée d’ogives et d’époques gothique est délimitée par quatre arcs brisés. A la croisée des ogives sont représentées les armes des Princes de Dombes : trois fleurs de lys surmontées d’une croix.

Jusqu’en 1793, la travée de chœur était surmontée par un clocher démoli à cette date sur les ordres d’Albitte, commissaire du peuple pour la région.

L’ abside du XIIe siècle voûtée en cul de four est ornée de cinq arcatures dont trois ouvrent sur l’extérieur par des fenêtres. Elles sont ornées de piliers décorés de motifs sculptés, de gauche à droite :

- quatre feuilles d’eau,
- quatre feuilles d’eau recourbées en lys,
- trois masques surmontant des feuilles d’acanthes,
- une sirène à double queue dans une attitude d’orante, suivie d’un masque au regard fixe et à la bouche dure et un oiseau dont la tête se noie dans la maçonnerie,
- quatre feuilles d’eau, similaires à celles du portail d’entrée dans l’église,
- cinq feuilles d’eau.

Extérieurement, l’abside vient d’être recouverte de lauzes.

Le clocher détruit en 1794 a été remplacé par le clocher actuel élevé en 1836. De section carrée, il est en pierres de taille sur trois étages avec des baies géminées au troisième, c’est-à-dire au niveau des cloches. Il est surmonté d’une haute flèche à quatre pans avec une croix et un coq à la partie supérieure. Ses faces sont recouvertes de tuiles vernissées.

Le clocher contient deux cloches datant de 1836 et 1845, les six cloches d’avant 1794 ayant été descendues et transformées en canon au moment de la démolition du clocher.

Dorénavant, le soir, toute l’église y compris le clocher et l’intérieur de l’étage contenant les cloches, est illuminée.



INTERIEUR DE L’EGLISE

Le sol est pavé de grandes dalles de pierre ("cadettes").

Dans les murs, à droite et à gauche, deux piscines gothiques en pierre ainsi que des troncs en bois sculpté aussi de style gothique.

Au fond de l’église, tribune créée au XVIIIe siècle par M. de Fontblein "châtelain" de Sayigneux avec accès par un escalier particulier depuis l’extérieur de l’église et transformée en 1897 par la construction de l’escalier actuel.

La sacristie est située au niveau du chœur à droite à la base du clocher.

Lors des travaux de restauration, il a été découvert :

— dans l’abside des éléments de fresque
— dans le bas de la nef, à droite, une peinture représentant un personnage.



MOBILIER

- Maître-autel "en pierre de Tournus façon marbre" érigé en 1767 comme l’indique une inscription gravée au verso. De forme classique, il se compose d’une table surmontée de gradins et d’un tabernacle au centre.
- Deux autels latéraux inaugurés en 1901.
- Un nouvel autel pour la célébration de l’Eucharistie, en bois.
- Stalles en bois dans le chœur, installées en 1838.
- Les bancs de 1848 (trois exemplaires au fond de l’église) ont servi de modèle pour la confection des nouveaux bancs, installés très récemment.
- Les fonts baptismaux de 1834 sont placés dans un mur avec l’inscription "Aqua Regenerans". Moulures de style Louis XV et vasque en pierre à deux compartiments.
- Un bénitier ovale en pierre avec décor d’oves sur un fut (1834).
- Grand Christ en bois peint (XVIIe siècle) fixé sur le mur de la nef.



STATUES

- Vierge en stuc doré (1834) sur l’autel latéral à droite.
- Saint-Laurent (1833) en bois doré et Saint-Rémi en stuc doré, respectivement patrons de la paroisse de Savigneux et de son annexe ancienne de Juis. Tous deux sur l’autel latéral de gauche.
- Saint-Antoine en bois (XVIIIe siècle), Saint-Sébastien (1901) et Saint-Paul en stuc doré, tous trois en avant de la tribune.
- Confessionnal avec prie-Dieu et grille, le tout en bois.
- Une icône rappelant que la paroisse de Savigneux a eu le grand privilège d’être desservie par le Saint Curé d’Ars, Jean-Marie Vianney, de Mars 1820 à Novembre 1821. Pendant cette période, on peut donc le considérer comme curé par intérim de Savigneux ; il y a fait 17 enterrements, 6 baptêmes et 2 mariages.
- Deux plaques de marbre rappelant le nom des morts pendant les deux guerres de 1914 et 1939.
- Trois prie-Dieu, en bois avec scènes pyrogravées : la nativité - la cène - la crucifixion, donnés par la Comtesse de Cibeins.
- A l’extérieur de l’église, en haut du fronton de l’entrée, statue de la sainte Vierge, installée en 1856.


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