Du 15 au 24 février 2010.
Nous avons cheminé avec Jésus du désert à Jérusalem. Le désert nous attire, nous dépouille de l’inutile. C’est ainsi, que, allégés, nous allons à l’essentiel. Dans les gorges d’Ein Avdat nous admirons le moindre signe de vie : un peu de mousse, une fleur qui profite de quelques gouttes d’eau pour s’épanouir devant nos yeux, un arbre sec qui fleurira dans quelques semaines, témoin de cette vie des profondeurs dans laquelle est plongé le passant.
Notre route se poursuit vers Massada, rocher investi par les Zélotes, symbole de la résistance aux Romains, les grottes de Qumran où furent découverts les fameux manuscrits dits de la Mer Morte, Jéricho où nous ferons halte pour la nuit.
De l’église de l’Annonciation à Nazareth à l’église de la Nativité à Bethléem, nous passons par le Mont Tabor, lieu de la Transfiguration et par le Mont des Béatitudes qui domine le lac de Tibériade. Ce lac, dont les contours étaient rendus flous par une brume de chaleur, est envoûtant. Il faut prendre le temps de le contempler en revivant les scènes de l’Ecriture : la pêche miraculeuse, la tempête apaisée, la multiplication des pains, le passage sur l’autre rive… Il faut voir, à Capharnaüm, Pierre, le pêcheur averti, jeter ses filets à contre-courant parce qu’il fait confiance à Jésus. Il faut imaginer le christ promettant le Royaume aux petits, aux faibles, aux pauvres, aux affligés…
Après Bethléem voici l’ultime étape : Jérusalem. Nous contemplons la ville depuis le Mont des Oliviers. Nous mettons nos pas dans ceux de Jésus souffrant : Le Cénacle, Gethsémani, le Chemin de Croix le long de la Via Dolorosa qui conduit au Saint sépulcre construit sur le Golgotha, lieu de la Crucifixion et de la Résurrection. Nous n’oublions pas Marie, femme au cœur transpercé, qui accompagne son fils au pied de la Croix ; Marie, par qui tout cela fut possible afin que nous soyons sauvés ; Marie, à qui nous rendons un dernier hommage à l’église de la Dormition.
Nous avons rencontré des chrétiens. Tous ont tenu le même langage : « venez à nous car nous souffrons. Nous avons besoin de vous comme vous avez besoin de nous car nous sommes votre Eglise Mère. Ne laissons pas les chrétiens disparaître de la Terre Sainte »