Edito 
 
 
 
 

Nantua

 

 

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens

(1Co 10, 31-33 ; 11, 1)
Frères, tout ce que vous faites : manger, boire, ou n’importe quoi d’autre, faites-le pour la gloire de Dieu. Ne soyez un obstacle pour personne, ni pour les Juifs, ni pour les païens, ni pour l’Église de Dieu. Faites comme moi : en toutes circonstances je tâche de m’adapter à tout le monde ; je ne cherche pas mon intérêt personnel, mais celui de la multitude des hommes, pour qu’ils soient sauvés. Prenez-moi pour modèle ; mon modèle à moi, c’est le Christ.

Chacun est non seulement responsable de sa propre vie au regard du Seigneur, mais également de celle des autres. Certains comportements, même s’ils semblent apparaître légitimes du point de vue de leur auteur, peuvent devenir pour les autres un scandale. Il devient alors nécessaire, avant d’entreprendre une démarche, de se poser la question non seulement de son bien-fondé, mais aussi de l’impact qu’elle peut avoir et de l’interprétation qui peut en être faite. Combien de situations dans la vie deviennent conflictuelles par suite de malentendus ! Il ne s’agit certes pas de renier ses convictions profondes – qui sont toujours susceptibles de contestation – mais d’accepter que sa manière de les vivre et de les présenter puisse ne pas être comprise. On peut toujours dire « j’ai raison » et tous les autres « ont tort » en restant bien convaincu de ses positions, mais dans ce cas il est à craindre que l’annonce de la Bonne Nouvelle ne progresse pas beaucoup dans le monde… Paul sait par expérience que tous ne marchent pas à la même vitesse, que si l’horizon est commun pour tous, chacun y chemine à son propre rythme. Il faut savoir tenir compte de la force des uns et de la faiblesse des autres, mais aussi des circonstances qui ne relèvent pas nécessairement d’un choix personnel. L’objectif de Paul est de chercher le Salut du plus grand nombre et pour cela de s’adapter à chacun. Il accepte de prendre le temps, de considérer les différents points de vue, et surtout d’argumenter dans le souci « qu’aucun ne se perde ». Il manifeste là son souci « pastoral » au sens le plus littéral du terme : comme un bon berger, il désire faire parvenir l’ensemble du troupeau à bon port. Aucun ne doit se sentir laissé pour compte. Le Salut est une aventure collective. Chacun doit se sentir profondément solidaire de l’ensemble de la communauté. Cela suppose beaucoup de patience, de bienveillance, mais aussi de discernement pour répondre aux besoins légitimes de chacun, sans céder aux caprices ou aux déviances. Savoir s’adapter ne consiste pas à adopter la manière de penser de son interlocuteur, mais bien plutôt de tenter de le comprendre. C’est pourquoi aucune annonce de l’Evangile n’est possible sans une écoute préalable, sans la volonté de comprendre la société à laquelle elle s’adresse. C’est bien dans cette perspective que les Pères du concile Vatican II ont désiré s’adresser à l’Eglise et au monde, en particulier, dans les premiers mots de la constitution sur l’Eglise dans le monde de ce temps : « Les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent, sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ, et il n’est rien de vraiment humain qui ne trouve écho dans leur cœur. » (1965 Gaudium et Spes 1)

D’après le site internet  anneesaintpaul.fr


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