« Voici le commandement de Dieu : avoir foi en son Fils Jésus-Christ et nous aimer les uns les autres comme il nous l’a commandé »
La tentation existe de vouloir séparer, opposer foi et charité ou tout simplement de se limiter à une charité toute naturelle.
Certes bien des hommes pratiquent un amour du prochain sans professer leur foi en Jésus-Christ. Ils peuvent même nous donner l’exemple de l’entraide et du service. Il faut nous en réjouir. C’est une plus-value pour l’humanité. Les chrétiens n’ont pas le monopole de l’exercice de l’amour fraternel. Tout homme éclairé par la lumière de sa conscience peut comprendre l’utilité du principe de base : « Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais que l’on te fasse à toi-même ! »
Mais il est non moins évident pour le chrétien que la foi en Jésus-Christ donne une toute autre dimension à la charité. Aimer comme le Christ a aimé, aimer en communiant à sa manière d’aimer c’est-à-dire en acceptant de risquer le don de soi-même, demeure si j’ose ainsi, le « nec plus ultra » de la charité. Autant dire que l’amour est alors dilaté. Le Pape Benoît XVI a cette très belle expression : « Il n’y a rien de plus beau que d’être rejoints, surpris par l’Evangile du Christ. Il n’y a rien de plus beau que de le connaître et de communiquer aux autres l’amitié avec Lui ».
En ces semaines où nous célébrons les professions de foi des jeunes, le sacrement de confirmation, le rassemblement diocésain de Pentecôte et les ordinations, que l’Esprit Saint nous aide à grandir dans la foi et dans l’amour.
Père René LAVAUR.